Eh oui, c'est ma période littéraire, comme presque tout le monde à l'approche de l'été : un hamac, un petit vent frais, un bon panaché et un bouquin en mains.
J'ai "flashé" sur ce livre suite à la lecture du dos de couverture. Je n'ai guère regretté car je me suis bien fendue la poire comme on dit, au fil des lignes. Ce livre narre les aventures plus ou moins heureuses d'un mec, dans la 30aine, qui commence seulement à se chercher et à s'écouter. Cette histoire est narrée sur le ton de la conversation, comme si le mec était en face de moi, en train de me raconter sa vie autour d'un café. C'est vraiment très plaisant et fluide à lire. :-)
Comme à mes habitudes, quelques extraits pour vous donner l'eau à la bouche.
"Parmi tous ceux à qui j'ai pu parler de mes problèmes ces derniers temps, toi compris, il y en a bien un ou deux à qui j'ai dû prendre la tête à haute dose, non? Je te saoule pas, là? T'es sûr? Mais je m'en tape, finalement, qu'on m'écoute ou pas. Maintenant, je parle. Et il se passe toujours quelque chose quand tu parles. J'ai d'ailleurs bien pigé que, ce que les autres attendent de toi, ce n'est pas que tu leur épargnes tes problèmes et que tu ailles bien, bien a contraire. Ce que les autres attendent de toi, c'est que tu finisses par tomber les masques et admettre que tu es exactement de la même essence qu'eux, que tu es dans la même merde qu'eux., C'est ça, le vrai partage, c'est ça, l'humanité."
"Mais c'est impossible d'y goûter consciemment, au bonheur. Sous ses dehors banals, avec ses parasites et ses imperfections, sans le filtre enjoliveur du souvenir, la réalité te prend toujours de vitesse. Sur le moment, c'est mathématique, tu peux juste vaguement ressentir qu'il se passe quelque chose de bien, mais tu es trop occupé à le vivre dans son temps même pour y goûter vraiment. Parce que tu as remarqué que le bonheur, c'est toujours un souvenir, jamais le moment présent, hein? Je me souviens avoir lu chez je ne sais plus qui : "Le bonheur, c'est quand la lumière est bonne et qu'on n'a pas forcément conscience que tout va bien." C'est ça, le temps perdu, le temps tout court, l'impossible équation du temps qui passe et qu'on voudrait retenir."
"Mais, avant tout, je voudrais quand même savoir si je ne te prends pas trop la tête. Je parle, je parle, je parle, là, mais, comme tu ne dis rien, impossible de savoir ce qui t'intéresse et t'intéresse moins dans tout ce que je te raconte. Impossible de savoir si tu m'écoutes par politesse en rongeant ton frein ou si tu t'identifies réellement à ce que je te dis de moi, bien que ce ne soit pas ton problème. Parce que c'est un risque, de prendre la parole, surtout si l'on parle de soi. On n'a aucune distance sur l'effet qu'on peut produire. Et, si ça se trouve, tu n'en as rien à taper, de mes états d'âme."
"La vie est un bain d'eau glacée dans lequel on te plonge la tête un beau jour jusqu'à ce que tu t'y fasses, je l'ai bien compris, et quand faut y aller faut y aller, à la guerre comme à la guerre, pas de quartier, pas de sentiments."
Je partage ton enthousiasme d'ailleurs j'ai publié aussi un billet sur ce roman, où je reprends un des passages que tu as sélectionnés ;-) C'est amusant! C'est ici :
http://leblogdelablonde.over-blog.com/article-j-etais-derriere-toi-de-nicolas-fargues-et-tout-recommencer-de-ben-mazue-53971269.html
Rédigé par : NotSoBlonde | 27/07/2010 à 10:43
Je viens de lire ta note et effectivement ce livre t'a bien marqué, spécialement le grand passage. Merci pour ce partage aussi, ça fait plaisir. ;-)
Rédigé par : Audyhk | 29/07/2010 à 23:32